La réforme du bac, bonne ou mauvaise réforme ? 

En 2021, la réforme du baccalauréat a été officiellement adoptée. En 2023, pour la première fois, les conditions du nouveau baccalauréat ont vraiment été appliquées sans aménagement Covid. La réforme tente d’améliorer le système scolaire. Pourtant, elle fait polémique auprès des élèves et des professeurs.

Source : photographie prise par Maëlle P le 25 avril 2023

Les objectifs de la réforme

La réforme du Lycée a pour objectif de permettre une grande diversité de combinaison de spécialités. Ainsi chaque élève a la possibilité de choisir la combinaison qui lui correspond le mieux. Par exemple, un élève qui adore les mathématiques et l’art peut choisir ces deux spécialités même si ces disciplines ne sont pas directement liées entre elles. Avec l’ancien format du baccalauréat, cela n’était pas possible. Les élèves devaient choisir entre différentes filières, mais pas entre les disciplines. Le choix est donc plus grand avec les spécialités. Les mathématiques en filière économique et sociale (ES) étaient souvent considérées comme plus simples que les mathématiques en filière scientifique (S). Avec la réforme, le niveau de mathématiques en spécialité est le même qu’on soit dans une autre spécialité plutôt littéraire ou scientifique. Les notes du baccalauréat se basent beaucoup plus sur le contrôle continu qu’avant. Cela permet de favoriser le travail régulier de l’élève plutôt que la réussite à un seul examen , ce qui n’est pas forcément représentatif du mérite de l’élève. À première vue, la réforme peut donc sembler positive. Pourtant elle est beaucoup critiquée. 

Une réforme injuste ? 

40% de la note du baccalauréat est issu du contrôle continu. Cette partie n’est donc pas négligeable mais néanmoins critiquée. Les notes de contrôle continu ne prennent pas en compte le niveau de l’établissement. Ainsi, les lycées prestigieux avec des exigences élevées désavantageraient leurs élèves. Les différences de notation pour une même copie peuvent être importantes d’un lycée à l’autre. Pour valoriser leurs élèves, certains enseignants auraient tendance à noter plus facilement quitte à atténuer leurs exigences. De la même manière, le contrôle continu favorise la triche des élèves. La triche d’un élève à un examen officiel du baccalauréat est fortement réprimandé. Au contraire, la triche d’un élève à une simple évaluation en contrôle continu est moins sévèrement punie. Il est aussi plus facile de tricher à une évaluation en classe qu’à un examen officiel. La triche régulière peut avoir un impact positif sur la note du baccalauréat d’un élève qui ne l’aurait pas mérité. Les élèves qui ne trichent pas sont donc désavantagés. Enfin, la réforme du baccalauréat contraint les élèves à réaliser un choix d’orientation beaucoup plus tôt. En classe de seconde, donc entre 14 et 15 ans les élèves doivent choisir trois spécialités. Ces spécialités sont décisives pour certaines études supérieures. Il est clair qu’un élève ayant pris les spécialités art et anglais, parce qu’il aimait cela à 14 ans, se ferme des possibilités d’étude. Certes, la plupart des formations sont ouvertes à plusieurs combinaisons de spécialités, mais certaines formations sélectives peuvent néanmoins être plus exigeantes sur ce point.

Les autres systèmes scolaire des exemples à suivre ? 

Au Luxembourg, il existe différents types de systèmes scolaires. Prenons l’exemple de l’école européenne. Les élèves issus du système européen ont des matières obligatoires mais ils peuvent décider du niveaux de complexité de celles-ci. Par exemple, l’enseignement des mathématiques est obligatoire jusqu’à l’année de terminale, appelé S7. Ils composent donc totalement leur emplois du temps en fonction de leur préférence. Ils ont également la possibilité de choisir des options et des matières complémentaires. Les élèves sont préparés au baccalauréat avec des examens organisés chaque année appelés «  compos ». Pour les élèves du système européen, la note du baccalauréat est sur dix et non sur 20 comme en France. La grande diversité des sections proposées permet aux élèves de rencontrer d’autres élèves de culture et langues différentes. En cours de langues étrangères, les élèves ne sont pas forcément avec des élèves parlant leur langue ils sont donc forcer d’apprendre rapidement les langues étrangères. Les élèves de S7 doivent passer cinq épreuves écrites et 3 épreuves orales. Les copies sont corrigées par deux correcteurs, et, si une différence de notation de plus de 2 points sur 10 est observée alors la copie est de nouveau corrigée.

Le système luxembourgeois est un système scolaire encore différent des précédents. Dans ce système, on passe le bac un an plus tard que le système français et deux ans plus tard pour les élèves nés après la rentrée scolaire. La note du bac est comptée sur 60. La copie est corrigée par trois enseignants différents pour avoir la notation la plus juste possible. Si un écart de notation trop important est remarqué alors la copie doit être de nouveau examinée. L’enseignement des langues est très important dans le système luxembourgeois. Dans ce système scolaire le choix de filière se fait dès l’âge de 12 ans entre «  classique » et « générale ».